Tennis Tournois du Grand Chelem

Appelez-le Monsieur 100% !

Au bout de près de quatre heures de jeu à haute intensité, Stan Wawrinka a triomphé en quatre sets de Novak Djokovic (6-7, 6-4, 7-5, 6-3) à Flushing Meadows. Après l’Open d’Australie 2014 et Roland Garros 2015, le Suisse remporte donc son troisième tournoi du Grand Chelem en autant de finales.

Immense « Stanimal » ! Sa victoire acquise sans la moindre contestation le propulse encore davantage vers de nouveaux cieux en devenant le premier joueur depuis Agassi en 2003 à inscrire son nom dans l’histoire de trois majeurs différents dès sa toute première tentative au cours de chacun d’entre eux. Seul Wimbledon manque à son palmarès désormais… Un tant soit peu tendu par l’évènement de joueur une première finale à l’US Open et bousculé par un numéro un mondial mordant tout au long de la première manche perdu sèchement au tie break 7 points à 1, Wawrinka a, par la suite, pris la mesure de son adversaire visiblement diminué par un problème à la cuisse gauche et des ampoules aux deux pieds.

Impressionnant de solidité de de réalisme, Wawrinka a parfaitement géré les moments chauds de la partie… contrairement à son homologue serbe

À partir du début du deuxième set, on a retrouvé le vrai visage du Suisse à coups de revers à une main long de ligne dont il a le secret. Commettant beaucoup moins de fautes que lors du premier acte (20 fautes directes au 1er set contre 8 seulement au deuxième), il a su faire la course en tête jusqu’à breaker Djokovic à 5-4 en sa faveur clôturant de la plus belle des manières cette deuxième manche. Scénario pratiquement similaire au cours du troisième acte très souvent décisif en Grand Chelem sauf que, cette fois-ci, Wawrinka s’est emparé du service de son adversaire à 6-5 en sa faveur.

Mais le « Djoker » ne peut s’en vouloir qu’à lui-même ; il n’a concrétisé seulement qu’une balle de break sur six tentatives. Pire encore, sur l’ensemble de la rencontre, l’homme aux douze majeurs possède un ratio famélique de 17,65% de réussite sur les balles de break (3/17). Une statistique rare pour être soulignée tant le serbe a l’habitude de saisir la moindre opportunité qui se présente à lui. En revanche, Wawrinka, de son côté, a été super réaliste dans la troisième manche avec un 2/2 en balles de break converties. Et malgré ces dix-neuf fautes directes, Stan The Man s’est montré le plus entreprenant des deux finalistes puisque, lors de ce troisième set de tous les dangers, il a totalisé dix coups gagnants de plus que le numéro un mondial ; preuve que l’essentiel du jeu a été réalisé par l’homme en rose fuchsia.

L’entrée en scène du kiné n’y changera rien, Wawrinka était bien trop fort pour Djokovic

À 3-1 puis à 5-2 dans le quatrième set pour Stan, Novak Djokovic, constatant que le match était en train de lui échapper, a usé de deux temps morts médicaux afin de soulager un peu sa douleur à la cuisse gauche puis des ampoules aux pieds mais également, et il est légitime de l’imaginer, dans le but de casser le rythme effréné et imprimé par son adversaire du jour. Un pari qui ne portera finalement pas ses fruits puisque le protégé de Magnus Norman, supérieur physiquement et mentalement, plia l’affaire 6-3 dans le quatrième et dernier acte de cette finale riche en échanges de grandes qualités entre les deux hommes.

 

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